Carnet de route
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Nicolas ROUSSEAU |
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| BigMat - Auber 93 |
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| Né le 16.03.1983 à Ch?teau-Renault | ||
| Début professionnel : 2007 | ||
| Victoire(s) en 2012 : 0 | ||
| Taille : 176 cm - Poids : 70 kg | ||
| Surnom : | ||
| Statut : en activité | ||
| Site Web : http://nicolasrousseau.sport.fr/ |
Tour d'Oman

Dépaysement garanti!
Avant de savoir que j’allais participer au Tour d’Oman, je crois que j’aurais été incapable de positionner ce pays exactement sur le globe. C’est chose faite : situé à l’embouchure du Golf Persique et faisant face à l’Inde, ce pays veut développer le tourisme. Et donc utilise entre autres l’épreuve cycliste, première du nom, comme vecteur de communication.
Il est certain que l’Oman présente un potentiel touristique beaucoup plus intéressant que le Qatar. Déjà le pays est beaucoup plus grand, plus vallonné (le point culminant est à 3000m) et possède une surface côtière importante. De plus, ce pays possède une histoire, une culture ; il n’est pas artificiel comme peuvent l’être le Qatar, Dubaï ou Abu Dhabi.
L’hôtel où nous sommes logés est tout simplement magnifique : au bord de la mer, dans une crique, bordé par les montagnes, il offre tout ce qu’il faut pour le vacancier (un peu fortuné quand même). L’avantage c’est que pendant le jour de repos et après la course, on déconnecte complètement !
Mais à la base on est venu pour courir : et la première étape, un critérium disputé en semi-nocturne sur la corniche à Muscat a été mouvementé ! En effet, après avoir reconnu le circuit, sous un éclairage faiblard et avec énormément de spectateurs peu disciplinés, nous avons décidé en accord avec l’organisateur de neutraliser l’étape. Seul se disputera le sprint et les temps ne seront pas comptabilisés. Sur ce coup-ci, ASO, en charge de l’organisation, n’a pas vraiment évalué les risques pour les coureurs et a surtout voulu mettre en avant le côté spectacle… Mais le reste de l’épreuve s’est bien déroulée. Les routes empruntées sont de grands axes, mais le paysage est plus diversifié, bien que très aride, et nous avons le plaisir de voir beaucoup de monde au bord des routes. Les gens sont très enthousiastes et très sympathiques, au niveau convivialité cela me fait penser un peu à l’Afrique. Il y eut quelques longs transferts (dont un en avion pour aller au départ de l’étape !) mais compensés par des étapes moins longues le lendemain. Sinon le schéma de course a ressemblé à celui du Qatar, à savoir sprint massif tous les jours. Enfin si il y a eu le désormais fameux épisode « on accélère quand le leader s’arrête satisfaire un besoin naturel » ! En effet ce jour-là, à 45kms de l’arrivée, le maillot jaune Boasson Hagen s’arrête sur le bord de la route. Cependant, son équipe, qui assure le tempo derrière les échappés, ne ralentit pas le rythme, au contraire : derrière eux tout le peloton est en file indienne. Forcément le norvégien n’a pu remonter de suite aux avant-postes, et l’équipe Cervelo notamment, sûrement un peu lassée de la domination de l’équipe Sky, a accéléré brutalement. Résultat : trente coureurs devant et le leader piégé. Pourtant il était largement le plus fort, puisqu’il a remporté le contre la montre le dernier jour, mais a perdu le général au profit du suisse Cancellara sur ce fait de course. Personnellement je trouve la man½uvre pas très fair-play, si cet épisode serait arrivé alors que Boonen ou Pozzato étaient leaders, je crois qu’il y aurait eu de la prise de bec. Mais d’un autre côté on ne s’arrête pas à 45kms de l’arrivée, alors que le vent vient de côté, surtout sans faire ralentir ses équipiers. D’après ce que j’ai lu et entendu également, dans les coulisses l’équipe Sky aurait également un comportement assez hautain qui a pu irriter certaines personnes…
Pour nous, ce Tour d’Oman s’est mieux déroulé que le Qatar. Gatis Smukulis a longtemps était troisième du général et a remporté le classement de la combativité. Nous avons trois top 10 également, et Christophe Riblon a fait un très bon clm en se classant douzième le dernier jour. Pour ma part je me suis senti un peu mieux qu’au Qatar, mais sans jamais avoir de supers sensations. Je me sens juste et j’ai ma jambe raide quand la course se durcit, je n’ai pas pris vraiment de plaisir sur ces deux semaines de course. Quand je vois ma performance lors du contre la montre, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Mais quoi ??? J’essaie de faire abstraction au maximum, mais ce n’est pas évident : autant l’année dernière j’étais gêné mais je ne me sentais pas diminué, autant cette année je ne suis pas du tout au niveau physiquement.
Avant de repartir vers une France gelée, nous avons eu la chance de passer une journée complète là-bas. Au programme : baignade avec masque et tuba, transat, petite visite du souk de Muscat, et repas dans un des multiples restaurants de l’hôtel. Bien agréable, même si le voyage retour fut assez long (20 heures en comptant le temps de transit). Je garderais un bon souvenir de ce Tour d’Oman, surtout que contrairement aux cyclistes restaient en Europe, nous avons pu nous entraîner et courir dans de bonnes conditions. Mais on ne perd rien pour attendre…
Les commentaires
Salut Nico,
Merci pour tes comptes-rendus de courses qui nous permettent de voyager avec toi.
Bonne chance pour la suite de la saison
Tes supporters du Stade Montois
famille bouveret le 11/03/2010 à 21h15
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J'adore. J'en redemande de suite des comptes rendus si bon, si intéressant, si bien écrit. Merci, j'ai pu voyagé 5 minutes et découvrir les coulisses.
Bon courage pour ta carrière.
Parisien75 le 14/03/2010 à 16h12